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28 Diciembre 2015 - Updated on 8 Enero 2016

Jumpei Yasuda en danger : RSF exige sa libération immédiate

Enlevé en juillet 2015, le journaliste freelance Jumpei Yasuda est toujours détenu par un groupe armé en Syrie. D’après les informations de Reporters sans frontières (RSF), un compte à rebours a été enclenché par les preneurs d’otages. RSF appelle le gouvernement japonais à tout mettre en oeuvre pour la libération du journaliste.

Journaliste freelance parti en Syrie pour enquêter entre
autres sur l’exécution par le groupe Etat Islamique de son confrère et
ami Kenji Goto, le japonais Jumpei Yasuda aurait été enlevé quelques heures après avoir passé la frontière syrienne au début du mois de juillet 2015 par un groupe armé
dans une zone contrôlée par le front Al Nosra. D’après les informations
obtenues le 21 décembre 2015 par Reporters sans frontières, les
ravisseurs exigeraient une rançon, faute de quoi ils menacent d’exécuter
ou de vendre leur otage à un autre groupe terroriste.

RSF exorte le gouvernement japonais à agir rapidement
pour sauver Jumpei Yasuda. Conformément aux obligations prévues par le
droit international (selon les Conventions de Genève et leurs protocoles
additionnels - la résolution 1738 du Conseil de sécurité de l’ONU sur
la sécurité des journalistes adoptée en 2006, et celle de l’Assemblée
générale, de 2013), les Etats sont tenus responsables de la sécurité des
journalistes et doivent prendre des mesures actives visant à les
protéger et les libérer.

« Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude quant au sort de Jumpei Yasuda, déclare Benjamin Ismaïl, responsable du bureau Asie-Pacifique de l’organisation. Nous
demandons au gouvernement japonais de faire le nécessaire pour sauver
le journaliste et appelons toutes les parties de ce conflit à respecter
le travail de la presse et à cesser de prendre en otage des journalistes
à des fins politiques et pécuniaires.

A ce jour, 54 journalistes
sont retenus en otages dans le monde, dont 26 en Syrie. La Syrie est le
pays le plus dangereux au monde pour les journalistes et figure à la
177e place (sur 180) du Classement 2015 établi par Reporters sans frontières.